Maître des ponts de Paris

Maître des Ponts et Pertuis.

Les bourgeois marchands de l´eau de Paris, pour exercer le privilège de naviguer sur la Seine, furent obligés de placer auprès de chacun des ponts un marinier qui seul avait le droit de conduire les bateaux chargés de marchandises.
Ces mariniers reçurent d´abord le nom de « avaleurs de nés ». Du vieux mot « avaler » qui signifie « faire descendre » en terme de navigation et « nés » ou « nefs » pour les bateaux.
En 1313, les maîtres avaleurs de l´Arche de Paris percevaient 12 sous parisis pour un bateaux portant moins de quarante pièces de vin et jusqu´à 24 sous de 100 à 120 pièces.
En 1415, il ya deux « avaleurs de nés » à Paris ; ils prennent le nom de « maistre des Pons de la dicte ville ».
Ils sont choisis parmi les mariniers les plus habiles et après élection faite par les marchands, voituriers par eau, non seulement de Paris, mais encore de l´Yonne, de la Marne, de l´Oise et des pays amont et aval de la Seine, depuis Auxerre jusqu´à Rouen.
L´un des sergents de la Marchandise devait présenter le nouvel élu aux prévôts des marchands et échevins.
La barque de ces deux maîtres devait, en 1316, porter huit avirons et des filets (la thonée) et des cordages nécessaires à la manœuvre des bateaux.
Leur travail est d'amener à bon port tous les bateaux chargés de marchandises mais aussi des trains ou éclusée de bois flotté. Ils sont responsables des dommages qui seraient causés aux ponts ou aux bateaux.
Quant au salaire que touchaient ces maîtres mariniers, il est en augmentation continue. Ils vont prendre une importance de plus en plus grande parmi les officiers municipaux jusqu´au XVIIIème siècle.

D´après « Histoire de l´Hôtel de Ville de Paris – par Le Roux de Lincy – 1846 »