Cordonnier

C’est la profession de Louis BRAC et son fils Robert au XVIème siècle.
Le mot vient de cordouanier, artisan travaillant le cuir de Cordoue.
Louis BRAC possède, à Beaujeu, une tannerie qu´il échange pour une plus vaste en 1584.
Le cordonnier fabrique les chausses, bottes, etc. sauf les souliers de basane (peau de mouton soumise à un tannage végétal) de plus d´un empan de pied ou de haut (environ 20 cm).
C'est le savetier qui raccommode les souliers usagés.
Les procès entre les savetiers et les cordonniers sont nombreux ; ils concernent surtout la confusion de leurs métiers : les cordonniers ne pouvaient pas utiliser de cuirs usagés pour la confection de leurs ouvrages. Les savetiers voulaient également confondrent leur métier avec celui des cordonniers.
Pour être reçu maître cordonnier, il faut avoir fait un apprentissage de quatre ans, offrir des garanties d´honnêteté suffisantes et avoir exécuté un chef-d´œuvre dont les critères évoluent avec la mode.
Les cordonniers forment, par suite de l'utilité générale de leur profession, une corporation nombreuse et puissante. Leur statut et règlements remontent au temps de Charles VIII (1491).
Les cordonniers étaient placés sous les confrairies des glorieux saint Crespin et saint Crespinien. C´est d´ailleurs le prénom de son premier fils. Pour être reçu à la maîtrise, il fallait avoir été apprenti chez les maîtres de la ville et avoir fait publiquement le chef-d´œuvre, à l´exception des fils de maître qui n´étaient pas tenus à des obligations aussi strictes. Au sein de la corporation des cordonniers comme des autres corporations, il se forma peu à peu, par suite de cette disposition, une sorte d´aristocratie.
Dans Beaujeu, les BRAC faisaient donc partie de la bourgeoisie de la ville. Il fut ensuite élu échevin par ses pairs.